Sur le chemin de la vie...

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Sur le chemin de la vie, on vit avec bonheur des moments où notre confiance en nous-même (et en nos espoirs, en nos rêves, en la vie) est pleinement épanouie. Cette confiance nous rend heureux et nous permet de nous propulser vers un avenir lumineux.

Et sur le chemin de la vie aussi, cette confiance peut diminuer, même se liquéfier quelquefois face aux épreuves que la vie nous apporte, elle peut se sauver au moment où nous en avons le plus besoin. Elle peut s''étioler en sentiments divers de malaise, tristesse, inutilité et nombre de questionnements sur nous-mêmes, notre devenir et même notre raison d'être sur Terre.
Puis elle revient de nouveau, et s'enfuit de nouveau...

Sur le chemin de la vie, nombreux sont les obstacles qui se dressent sur notre route mais nombreuses aussi sont les solutions à leur apporter, soit en les contournant, soit en les affrontant de plein fouet.
Et si chaque obstacle n'est qu'une occasion d'apprendre et de grandir plus et mieux, pourquoi donc cette confiance et ce sentiment de bien-être qu'elle apporte, fait-elle ces allers-retours entre le bien-être et le mal-être, si souvent au long de notre vie?

Sur ce sujet de la confiance en soi proposé par Enzo sur son blog, dans le cadre de la Croisée des blogs, je vais vous parler de celle qu'il m'a été donnée d'éprouver à partir de ce moment crucial où j'ai pris la décision de vivre mon rêve tel que j'en parle dans cet article. Parce que la réalisation de son ou de ses rêve(s) passe d'abord et avant tout dans la confiance que l'on a en sa réalité possible et surtout la confiance que l'on peut avoir en soi-même pour voir son aboutissement.

Donc, après un burn-out douloureux, précédé de plusieurs mois de cogitations intenses, après des moments de profonds désespoirs, questions sans réponse, moments d'égarements et d'incertitudes, je fais appel à mon "Être supérieur dans mon coeur" , cette puissance au-dessus de moi qui me donne des forces quand je n'en ai plus, et je lui dis: tu m'as permis de naître, montre-moi le chemin de ma vie pour le réaliser. Et la réponse m'est apparue lumineuse, évidente, définitive: j'étais faite pour la création, tout simplement! Ni plus, ni moins. Là était mon chemin, parce que c'est celui où je me sentais bien, celui qui me rendait heureuse et me faisait sentir pleinement vivante.

Ce chemin que je suivais sur un sentier parallèle sans oser l'affronter par manque de confiance et par incertitude, je ne pouvais plus en dévier. Et surtout, je ne voulais plus l'éviter. Au contraire! Une fois cette évidence mise en lumière et pleinement acceptée et accueillie, c'est avec conviction et une joie sans pareille que j'ai décidé de suivre le vrai chemin de ma vie, quoiqu'il arrive.
Créer de toutes les manières possibles, c'est une chose. Décider que ma plus grande passion serait dorénavant mon nouveau métier, c'en est une autre!
Mais enfin, ça y est! J'ai découvert ou plutôt retrouvé mon chemin, celui que j'avais mis de côté à mes 15 ans! Alors, si cet "Être supérieur en moi" me l'a montré à nouveau, il est bien sûr uni avec moi pour le réaliser! Cool!!
Je n'ai qu'un mois de répit devant moi, dont la moitié a été utilisée en cogitations nombreuses mais très utiles autant qu'en créations très heureuses et très nombreuses :)

 

Avec ce grand sentiment de bonheur que j'ai senti en moi, venait aussi une confiance inébranlable que ce chemin s'ouvrirait grand devant moi pour réaliser mes rêves!... Ah, oui?!... :)
Me voilà donc avec enfin cette assurance absolue que tout est désormais possible! ...Ah, oui?!... :)

À cette époque, je faisais des haut-reliefs, qui est paraît-il dans le monde de l'art, le nom attribué à ce que je nommais des maquettes. Pour ceux qui connaissent mes tableaux en reliefs ceux-ci sont réalisés en 2D, les maquettes que je créais alors étaient en 3D. Des falaises et des bateaux, des maisons où l'on pouvait voir la mer à travers les ouvertures, des oasis... Des mondes imaginaires, inspirés de la Nature et réalisés avec des matériaux récupérés et tous les trésors qu'elle m'offrait.

 

Etape numéro 1, recouvrir ces maquettes de verre, installer des petites lumières qui jouaient sur les paysages comme un vrai soleil. Je m'y essayais avec une petite lampe de poche et le résultat était extraordinaire. Selon leurs tailles, elles serviront de tables basses, plus ou moins grandes pour les salles d'attente des cliniques médicales, dentaires, bureaux d'avocats, de notaires ou autres, bref partout où les gens attendent sans avoir grand-chose de joli à regarder. Certaines seront intégrées en décor vertical au-dessous de comptoirs.


Etape numéro 2, je fais faire des estimés pour le verre, la structure, les lumières... Oh! c'est beaucoup plus cher que je le pensais! Une amie me conseille de passer par le Centre Local de Développement qui aident au démarrage d'entreprise.

 

Et la saga commence :) Si j'avais voulu ouvrir un restaurant, tout aurait été sans problème. Or, mon projet, bien que bien décrit et détaillé, ne rentre dans aucun moule prédéfini.
Du CLD, je suis dirigée vers un coordonnatrice d'événements qui me conseille avant tout de créer un port-folio artistique et me dirige à son tour vers le Conseil Culturel de la ville la plus proche pour y déposer une demande de subvention en tant qu'artiste de la relève. Il faut savoir qu'au Québec, pour être reconnue artiste professionnelle et avoir ainsi droit aux subventions du Conseil des Arts, il faut soit avoir un diplôme universitaire en arts ou au moins trois ans d'exposition et être reconnue par ses pairs. Comme je n'ai ni l'un ni l'autre, je dois avancer autrement, soit en présentant une demande comme artiste de la relève.
Je fais mon port-folio mais... à ma façon :) et un coup partie, je me crée aussi une jolie carte d'affaires.


Au Conseil Culturel, ma demande est jugée recevable par la personne qui me reçoit, ce qui me remplit de joie. Puis elle est réévaluée par ses supérieurs qui la juge irrecevable : aucun moule n'est prévu pour ce genre de projet. C'est non.

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Entre-temps, j'ai le grand plaisir de faire des ateliers avec des enfants de 6 et 7 ans et c'est un vrai succès! Le premier est la réalisation d'une grande maquette ayant pour thèmes les quatre saisons. La classe est divisée en quatre groupes et chaque groupe va réaliser une saison. Avant ça, bien sûr, il y a la préparation. Déjà ma présentation à la classe du projet que l'on va faire et la peinture sur les branches, brindilles et petits arbustes. On va reproduire le même décor : une petite maison adossée à une montagne avec un lac en avant. Et on va évaluer ce qui change au fil des saisons, les fleurs, présentes ou pas, la couleur des arbres, l'eau du lac, gelée ou non, le petit bois de chauffage placé près de la maison dès l'automne, la fumée qui sort de la cheminée de la maison, etc. Tous les enfants participent en apportant leurs idées.

Ces ateliers sont pour moi une révélation éclatante! J'ai adoré cette aventure et j'ai très envie qu'elle continue! J'adore les enfants et leur curiosité sans bornes, leurs questions innombrables et leur créativité naturelle. Les professeurs et les enfants ont aussi adoré ces activités, ce qui me pousse à monter un autre dossier parallèle à celui que je mène déjà. Je décide donc de proposer mes services d'artiste pour animer des ateliers de découvertes sur la Nature. 

Je vais donc transformer un autobus scolaire en salle d'exposition mobile à travers les écoles de la région et proposer des ateliers de créations. Et photos à l'appui, j'envoie un projet-questionnaire à 18 écoles pour faire une sorte d'études de marché.
Les professeurs et souvent même les directeurs d'école n'ont guère de latitude pour décider eux-mêmes de ce genre de projet. Ils doivent en référer aux commissions scolaires et disposent déjà d'un annuaire d'artistes peintres, musiciens, marionnettistes, etc... dans lequel ils peuvent puiser pour créer des ateliers. Pour faire partie de cet annuaire, il faut être reconnu comme artiste professionnel... donc la boucle est bouclée.  C'est non.


Je décide donc de procéder autrement et de faire appel à la commandite. En commençant par mes principaux fournisseurs des matériaux et supports que j'utilise.  C'est non.

Je me tourne aussi vers plusieurs compagnies qui ont des budgets prévus pour ça, en tant que mécènes ou philanthropes. C'est non.  J'en oublie sûrement mais partout, c'est non. Non...

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Vous dire que tous ces refus ou absence de réponse dans toutes les démarches que j'ai effectuées n'ont pas ébranlé sérieusement cette confiance intense que j'éprouvais au départ, serait un mensonge.


En fait, chaque refus me blessait mais en aucun cas, ils n'ont entamé ma détermination à suivre ce chemin du bonheur ni ma conviction profonde que je parviendrais au bout de mon rêve.
Alors, un jour, j'ai complètement lâché prise. Des infrastructures existent, des organismes existent mais les règles et règlements applicables existent aussi et je ne rentre dans le moule d'aucun de ceux-là. J'aurais pu me conformer, changer pour entrer dans les moules, me fondre dans la foule... si je l'avais voulu, mais je ne le veux pas, pour moi, c'est non :)

 

Et même, si sur le coup, toutes ses démarches inabouties m'ont fait vivre un grand sentiment d'échec, ce lâcher-prise m'a fait un bien immense et m'a recentré sur l'essentiel : continuer! Si les personnes que j'avais souhaité emmener sur mon chemin de vie, ne voulaient pas le suivre avec moi, tant pis, je le suivrai seule et je ferai autrement!

 

 Connaissez-vous ce poème de Kipling? 

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
        Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
        Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
        Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
        Penser, sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
        Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
        Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui est mieux que les Rois et la Gloire,
        Tu seras un homme, mon fils.

 

Rudyard Kipling (1865-1936)

 

J'ai toujours eu beaucoup de misère à intégrer et approuver les premiers vers de ce poème : Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir... Non, décidément, cette phrase, pour moi, ne passait pas... Comment accepter de voir détruit l'ouvrage de sa vie, ne rien dire et recommencer? Je trouvais une telle injustice dans ces propos que je pensais ça inconcevable et impossible à faire!

Pourtant...


Pourtant, un jour, oui, j'ai vu toutes les créations de cet intense mois de remises en questions être réduites à néant.

Alors, il m'est revenu à l'esprit cette partie de ce poème qui me dérangeait tant depuis que je le connaissais. Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir... tu seras un homme mon fils. Aujourd'hui, je peux vous assurer que je suis un homme, mon fils! :)


Parce que oui, j'ai réussi à rebâtir ce qui a été détruit, autant dans mes propres créations que dans la confiance absolue que je mettais dans mon rêve, durement éprouvée. Et non seulement, je l'ai rebâti mais je l'ai agrandi en le laissant vivre à l'infini.

À partir du moment où j'ai lâché-prise sur la façon que je croyais la bonne pour réaliser mon rêve et que j'ai décidé de le faire à ma façon, tout s'est mis à se dérouler comme je le souhaitais et si quelque chose semble impossible pour le moment, je sais maintenant que ce que je veux  arrivera, tôt ou tard et de la plus belle façon.

 

Au lieu de dresser les barreaux des épreuves, des obstacles et des refus autour de notre confiance en nous-même et en la vie en une prison de doute, de peur et d'échec, dressons-les, au contraire, à la verticale afin qu'ils deviennent les barreaux de l'échelle qui nous mènera à la réussite de notre rêve!

Rien ni personne ne peut détruire cette confiance en nous-mêmes et en la vie, à moins de le permettre et de le laisser faire. Comme dans tout, il n'en tient qu'à nous.

 

Et si le chemin que vous suivez est celui qui vous rend profondément heureux  alors peu importe les obstacles et les adversités qui se présenteront devant vous. Ayez confiance que vous trouverez la force de les affronter et de les surmonter.

  

Moi, j'ai confiance que vous pouvez tout! Et de tout coeur, je vous souhaite que le chemin de votre vie soit fait d'amour et de bonheur!

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05/11/2014
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